Rabat: L’EMI s’implique dans le partenariat • Pour accompagner le programme offshoring 2010
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Une bonne initiative pour adapter l’offre universitaire aux besoins de l’entreprise. Il s’agit d’une expérience pilote qui a permis, dans un premier temps, d’offrir l’occasion à 14 étudiants marocains des filières master «qualité de logiciel» et «réseau et systèmes» de bénéficier d’un stage de fin d’études en France. Cette initiative s’inscrit dans le cadre du projet de coopération maroco-française FSP-Aresm (Appui à la réforme de l’enseignement supérieur marocain).Une rencontre a eu lieu jeudi dernier à l’Ecole Mohammadia des ingénieurs (EMI) pour permettre aux responsables marocains et français de présenter cette expérience réussie en matière de partenariat université-entreprise. C’était également une occasion aux étudiants concernés de parler de leurs projets et de cette expérience qui a été d’une grande utilité pour leur insertion dans le monde du travail. Mais le plus remarquable dans cette opération est de garantir aux 14 étudiants, après 5 mois de stage, l’embauche dans des filiales françaises installées au Maroc. Il s’agit d’Atos Origin, Capgémini, Logica et EDS. Outre une bourse de l’Etat marocain, ces étudiants ont bénéficié également d’une indemnité de stage mensuelle de 1.000 euros, soit environ 11.000 DH, versée par les entreprises françaises. «Le salaire proposé pour notre embauche est aussi intéressant par rapport au marché», confie un étudiant. A noter que l’encadrement de ces étudiants a été effectué par des enseignants chercheurs des universités marocaines impliquées et l’Université de Bretagne occidentale-Brest en tant qu’établissement partenaire. Sans oublier les responsables des quatre entreprises d’accueil. Ces derniers ont tenu à exprimer leur satisfaction de la qualité de la formation et des compétences techniques, professionnelles et humaines des stagiaires marocains. Ainsi, à leur demande, un autre groupe d’une vingtaine d’étudiants est désigné pour renouveler l’expérience le semestre prochain avec possibilité d’intégrer des lauréats des filières licences professionnelles.
«Cette forme de coopération permet le retour des cadres marocains à leur pays et, par conséquent, de lutter contre la fuite des cerveaux», souligne le représentant de l’ambassade de France au Maroc.Pour sa part, le secrétaire général du département de l’Enseignement supérieur au ministère de l’Education nationale a estimé que «la formation master, objet de la rencontre, constitue un acquis pour les universités marocaines dans cette nouvelle dynamique de partenariat université/entreprise». Et d’ajouter que ces filières ont été développées en 2006 et 2007 pour permettre d’accompagner les politiques sectorielles lancées par le gouvernement, notamment celle concernant l’offshoring.
Pour rappel, le projet FSP-Aresm, soutenu par la coopération française, vise à renforcer les capacités pédagogiques des universités marocaines. Sur ce point, il faut signaler que ce projet accompagne 17 réseaux de filières licences professionnelles et masters spécialisés, impliquant plus de 63 filières universitaires dans divers domaines prioritaires. Parmi ces réseaux figurent ceux des filières développées par les universités dans le cadre du programme gouvernemental «Offshoring Maroc 2010».

