L’économie, priorité d’Obama
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LORS de sa première conférence de presse, le président élu, Barack Obama, a demandé à l’administration Bush et au Congrès de voter rapidement un plan de relance de l’économie américaine. Hier après-midi, dans un discours axé essentiellement sur la crise financière, Obama s’est engagé à tout faire dès qu’il serait nommé président (le 20 janvier) afin de réduire la crise du crédit, aider les familles en difficulté et restaurer la croissance et la prospérité. « Cela ne va pas se faire rapidement, a-t-il rappelé le visage sombre. Cela ne va pas être facile de nous sortir du trou dans lequel nous sommes actuellement. La crise économique est globale et nécessite une réponse globale. »
Dans la matinée, il s’est entretenu avec ses 17 conseillers économiques, dont le milliardaire Warren Buffett, Lawrence Summers, l’ancien secrétaire du Trésor de Bill Clinton, son prédécesseur Robert E. Rubin et l’ancien président de la Réserve fédérale Paul A. Volcker. En début de journée, le gouvernement a annoncé que l’économie américaine a perdu 240 000 emplois au mois d’octobre et que le chômage est désormais à 6,5 %, son plus haut niveau depuis 1994. Depuis le début de l’année, 1,2 million d’Américains ont perdu leur travail et le nombre de citoyens au chômage a dépassé la barre des 10 millions.
Un plan de relance en deux volets
Alors que le groupe General Motors avait annoncé quelques heures plus tôt une perte de 4 milliards de dollars, Barack Obama a stigmatisé les grosses difficultés traversées par l’industrie automobile. « L’industrie automobile est la colonne vertébrale de l’industrie manufacturière américaine, a-t-il souligné. C’est une composante critique dans notre quête de réduire notre dépendance au pétrole étranger. J’aimerais que l’chômage accélère le plan d’assistance mis en place par le Congrès. »
La présidente de la chambre du Congrès, Nancy Pelosi, aimerait mettre en place un vote rapide d’un plan de relance de l’économie américaine en deux volets : 60 à 100 milliards de dollars dans un premier temps, dès novembre, puis une mesure complémentaire au début du mois prochain qui pourrait comprendre une « baisse d’impôts permanente ». Barack Obama a tenu à préciser qu’il ne dirigeait pas encore le pays, « les Etats-Unis ont un seul président et, avant le 20 janvier, l’équipe dirigeante est celle de George Bush… » C’est pour cette raison d’ailleurs que la porte-parole de Barack Obama a annoncé hier soir que le président élu ne participera pas au G 20, sommet des dirigeants des pays industrialisés et des économies émergentes sur la crise économique.

